La vape est reconnue comme un miracle en Islande !

Avec 37% de baisse du tabagisme en trois ans, les statistiques officielles sont édifiantes sur le rôle de la vape. Un miracle… Avec l’aimable participation de Jean-Pierre COUTERON, président de la Fédération Addiction.

C’est dans un journal local en Islande, le Dr Guðmundur Karl Snæbjornsson commente les statistiques officielles de la direction de la santé Islandaise. Il qualifie de « miracle » le rôle de la vape dans la baisse phénoménale du tabagisme en Islande. Du jamais vu : 37% en trois ans.

C’est le genevois Philippe POIRSON, sur son excellent blog Vapolitique qui a relevé l’information avec un article bien détaillé. Il sera relayé en France uniquement par Jean-Yves NAU qui interpelle la ministre des solidarité et de la santé, Agnès BUZYN. Point. Aucun autre écho dans les médias en France pour des données épidémiologiques pourtant très solides et émanant de services de santé officiels.

13 000 fumeurs en moins, 10 000 vapoteurs en plus…

Pragmatique. La direction de la santé islandaise fait les comptes. Jamais le tabagisme n’a baissé autant et aussi vite. Causalité ? Les chiffres parlent. Depuis 2014, il y a 13 000 fumeurs en moins en Islande. 37% ! Un miracle. Parallèlement, au moment de l’enquête, 10 000 personnes se déclarent vapoteurs et avoir arrêté de fumer. CQFD. Pour le Dr Guðmundur Karl Snæbjornsson, aucun doute, le vapotage et également le SNUS sont les facteurs indiscutables de la baisse inédite du tabagisme en Islande.

L’Islande n’est pas en Europe

La petite île, peuplée de 330 000 habitants ne fait pas partie de la communauté européenne. La TPD (directive tabac) n’est donc pas appliquée en Islande. Une tentative de réglementation identique a été proposé au parlement, et finalement le projet de loi a été rétoqué suite à une aux auditions où ont été entendus des grands spécialistes tels que le Pr Linda BAULD et le Pr Peter HAJEK. La vape est donc « libre » en Islande et surtout le gouvernement n’adresse pas ainsi de message négatif à la population, ce qui évidemment ne peut avoir qu’un effet favorable à l’essor du vapotage. Et les résultats qui s’en suivent, plutôt probants pour la santé publique.

Le pays qui met les banquiers véreux en prison…

Iconoclastes. Après plusieurs années de négociation, les islandais ont décidé de ne pas rentré dans l’Europe. Lors des dernières crises financières la population est descendu dans la rue, le gouvernement est tombé, et les banquiers véreux sont passés devant la justice. De tout cela, nous n’en avons pas beaucoup entendu parlé. Décidément l’Islande ne fait pas recette dans les médias français…

… Et qui se démène pour sa jeunesse

De même, alors que les autorités de santé française ne cessent de « s’inquiéter » pour la jeunesse (tabac, alcool, drogues), sans que des solutions efficaces ne semblent se mettre en place, le modèle islandais n’a pas beaucoup d’écho non plus. Lancé il y a 20 ans, un plan général de lutte contre les consommations à risque a été lancé. Mesures coercitives, prévention et éducation, plan d’ensemble et mobilisation générale du pays pour sa jeunesse. Assez radical, un couvre feu est décrété pour les jeunes de 13 à 16 ans, prix du tabac, interdiction de vente, alcool aussi, mais tout cela s’adjoint à tout un programme d’aide (cartes loisirs, 90% des jeunes les utilisent !) pour les activités extra-scolaires, le sport, et les parents sont invités à passer plus de temps avec leurs enfants. Les résultats sont impressionnants : Alcool et drogue chez les jeunes, la formule magique de l’Islande.

Très intéressant : conférence en Nouvelle Calédonie du Pr Harvey Milkman, très impliqué dans le programme islandais : La lutte contre les addictions des jeunes.

Mauvaise nouvelle ?

Mettre fin au miracle ? Malgré le constat extrêmement du rôle de la vape dans la baisse du tabagisme, un projet de loi est à nouveau dans les tuyaux pour réglementer grosso-modo sur la même ligne que la TPD européenne : Bill on an Act on electronic cigarettes and refill containers for electronic cigarettes. Merci à Claude BAMBERGER, président de l’AIDUCE pour l’info.

 

3 questions à Jean-Pierre COUTERON

Psychologue, président de la Fédération Addiction.

1 – Islande 330 000 habitants, France 67 millions, qu’est-ce cela change dans la conduite de politiques de santé publique ?

Tout…et rien. Tout car évidemment, un programme éducatif, pour être efficace, doit atteindre un effet de seuil quantitatif, et sur une population de 67 million d’habitants, c’est effectivement plus complexe. Rien, car ce que l’expérimentation de Milkman montre reste valable : l’éducation et l’accompagnement des familles et des jeunes est un versant nécessaire d’une politique des addictions. Mais clairement, le faire comme en Islande, ce n’est pas possible. Ceci dit, en 2009 et même avant, nous avions essayé de convaincre la DGS de l’intérêt d’explorer ces solutions. A l’époque, nous avions eu une promesse de la ministre en poste, R. Bachelot, mais rien de plus !

2 – Le « modèle » islandais pourrait-il être absolu ou comporte t-il des travers, pratiques, idéologiques ?

C’est un modéle, basé sur la théorie développée depuis longtemps par H. Milkman. Elle comporte un versant qui serait coercitif dans une culture comme la nôtre, plus individualiste et moins communautaire. Si l’on devait envisager de l’adapter, des aménagements seraient à penser. Le reste du modèle est intéressant, il prend en compte les grands besoins des adolescents, tant en terme de sensations/émotions, qu’en terme d’image/autonomisation, et il mobilise les inter-actions avec les familles et les institutions, notamment l’école et les sports.

3 – Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Russie, et maintenant Islande, de nombreux pays constatent et font valoir les avantages de la vape pour lutter contre le tabagisme, pourquoi les autorités françaises sont-elles si frileuses ?

C’est un mystère. Certains y voient le poids des lobbys, que ce soit du tabac ou des laboratoires pharmaceutiques. Peut-être faut-il ajouter qu’en France, les solutions portées par les usagers sont toujours plus longues à s’imposer : la substitution chez les dépendants aux opiacés en a été un exemple marquant. Il y a une vision qui ne prend le problème que du coté de la médecine, et donc logiquement de ce qui a été mis au point par les recherches médicales. Mais l’addiction, c’est aussi un comportement social avec des objets techniques, et donc une recherche technique : les addictions aux écrans n’existent que de part l’invention des écrans, etc,. Le vapotage est une invention qui s’est rapidement perfectionnée, sans passer d’abord par la voie médicale. Les validations scientifiques sont à la traine de l’accélération des progrès techniques : certains études utilisent un matériel qui ne se trouve plus dans le commerce, tellement tout va vite. Nous n’avons pas en France cette culture technique.

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